La commission paritaire 124 — écrite aussi « CP 124 », « CP124 » ou « PC 124 » — couvre les entreprises de la construction en Belgique. Cette page répond aux questions les plus fréquentes sur le flexi-job construction : le régime est-il ouvert en CP 124, quelles fonctions sont concernées, quel salaire minimum s'applique, quelles obligations de sécurité (badge ConstruBadge, Check In and Out at Work) restent dues et comment introduire la Dimona FLX.
Pour exercer un flexi-job, il faut avoir travaillé au moins à 4/5 chez un autre employeur pendant le 3ᵉ trimestre précédant l'occupation, ou être pensionné. En 2026, le plafond fiscal annuel est de 18.440 € pour les non-pensionnés (illimité pour les pensionnés), exonéré d'impôt.
Pourquoi un flexi-job en 2026 ?
Le flexi-job reste l'un des statuts les plus avantageux en Belgique : le travailleur perçoit un salaire net sans retenue, l'employeur ne paie qu'une cotisation réduite de 28 %. Depuis le 1er juillet 2026, le dispositif est étendu à tous les secteurs privés et publics, sous réserve des exclusions légales et des opt-outs sectoriels. Chaque trimestre, l'éligibilité doit être confirmée via une déclaration Dimona et un contrat conforme. Flexijo vérifie automatiquement chaque profil, met en relation candidats et employeurs selon secteur, localisation et disponibilité, et simplifie les démarches administratives.
Qui est concerné en CP 124 ?
La commission paritaire 124 couvre les ouvriers de la construction en Belgique : gros œuvre, maçonnerie, béton, charpente, toiture, menuiserie de chantier, carrelage, plafonnage, isolation, démolition, terrassement, voirie, ainsi que de nombreux travaux de finition et de rénovation.
Sont typiquement concernées : entreprises générales de construction, entreprises de rénovation, entreprises de toiture, de plafonnage, de carrelage, de terrassement et de voirie, ainsi que leurs sous-traitants. Les employés du secteur relèvent d'une autre commission paritaire (CP 200), ce qui change la classification de fonction et le barème applicable.
Ouverture au flexi-job depuis le 1er juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobs sont en principe autorisés dans la construction. La Loi du 28/06/2026 a généralisé le régime flexi-job à l'ensemble des secteurs privés et publics, et la CP 124 ne figure pas parmi les secteurs expressément exclus dans l'instruction intermédiaire ONSS du 26 juin 2026.
Cette ouverture reste soumise aux exclusions ou limitations sectorielles qui pourraient être précisées dans les instructions administratives définitives de l'ONSS ou par un opt-out ultérieur (convention collective sectorielle). L'employeur doit vérifier la situation applicable à sa catégorie ONSS et à son activité avant l'engagement, en concertation avec son secrétariat social.
Contexte : la construction a été l'un des secteurs les plus discutés lors de l'élargissement du régime, notamment pour des raisons de sécurité sur chantier et de concurrence. Aucune exclusion catégorique n'est toutefois établie à ce jour : le raisonnement doit se faire fonction par fonction et catégorie ONSS par catégorie ONSS.
Métiers fréquents en CP 124
Les fonctions les plus mobilisées en flexi-job dans la construction sont typiquement :
Manœuvre / aide-maçon — appui de chantier, manutention, préparation.
Maçon — gros œuvre, rénovation, transformation.
Couvreur, plafonneur, carreleur — finitions et rénovation.
Menuisier de chantier — pose, châssis, structures bois.
Ouvrier polyvalent de rénovation — petits chantiers, second œuvre.
Les fonctions à risque élevé (travail en hauteur, engins de chantier, démolition, amiante, espaces confinés) restent soumises aux obligations habituelles de formation, d'équipement de protection, d'habilitation et de surveillance de santé. Le statut flexi-job ne réduit aucune de ces obligations et ne permet pas d'affecter un travailleur non formé à un poste à risque.
Conditions à remplir côté travailleur
Comme dans toutes les CP ouvertes au flexi-job, le travailleur doit :
avoir été occupé au trimestre T-3 à raison d'au moins 4/5 temps (80 %) chez un ou plusieurs autres employeurs ;
ne pas exercer son flexi-job chez son employeur principal actuel, ni chez un employeur qui l'a occupé au trimestre T ou T-1 (règle de non-cumul, étendue aux entreprises liées) ;
ne pas se trouver dans un statut incompatible (préavis en cours, incapacité de travail indemnisée, etc.).
La vérification est faite automatiquement par l'ONSS lors de la Dimona FLX. Pour un contrôle personnalisé, utilisez notre vérificateur d'éligibilité flexi-job.
Rémunération en CP 124
Le flexi-jobber de la construction est rémunéré selon les barèmes sectoriels de la CP 124 applicables à sa catégorie de fonction (manœuvre, aide-qualifié, qualifié, spécialisé, chef d'équipe), majorés du flexi-pécule de vacances de 7,67 % versé sur chaque fiche de paie.
Plafond : 150 % du salaire de base minimum applicable. Hors Horeca, le plafond de 150 % porte sur le salaire de base minimum applicable au flexi-job pour la fonction dans le secteur. Les allocations, primes et avantages accordés par une loi, un règlement ou une convention collective de travail (CCT) sont exclus de ce plafond ; ceux accordés uniquement par convention individuelle ou par la politique de l'employeur y restent en revanche compris. Les références officielles sont publiées par le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale et par l'ONSS / Sécurité sociale ; ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil juridique personnalisé.
La CP 124 comporte en outre des spécificités sectorielles (indemnités de mobilité, timbres-fidélité, intempéries) dont l'application au flexi-job doit être arrêtée avec le secrétariat social avant l'engagement : ces éléments ne sont pas un supplément « libre », ils suivent les règles du secteur.
La cotisation patronale spéciale flexi-job de 28 % s'applique sur le salaire complet, flexi-pécule de vacances inclus (assiette = flexi-salaire + flexi-pécule de 7,67 %), en lieu et place des cotisations ONSS ordinaires.
Côté travailleur, dans la limite du plafond annuel fiscal 2026 de 18.440 € (flexi-jobber non-pensionné), aucune cotisation personnelle ONSS ni précompte professionnel n'est retenu sur le flexi-salaire.
Pour estimer le coût horaire réel d'un flexi-jobber de la CP 124 selon la fonction et les heures prestées, utilisez notre calculateur de coût horaire.
Obligations chantier : CIaW, ConstruBadge, déclaration de travaux
Le régime flexi-job ne dispense d'aucune obligation propre à la construction. Concrètement, lorsqu'elles s'appliquent, restent dues :
Check In and Out at Work (CIaW) — enregistrement des présences sur les chantiers concernés, en plus de la Dimona FLX ;
ConstruBadge — badge d'identification des ouvriers de la construction, à porter sur chantier ;
déclaration de travaux à l'ONSS pour les chantiers visés, avec mention des sous-traitants ;
responsabilité solidaire en matière de dettes sociales et fiscales en chaîne de sous-traitance ;
sécurité et surveillance de santé : analyse de risques, équipements, formation et examens médicaux selon le poste.
Le champ d'application exact (types de travaux, seuils, catégories ONSS) doit être vérifié avec le secrétariat social. En cas de doute, mieux vaut activer l'enregistrement que de risquer une régularisation.
Déclaration Dimona en CP 124
Comme pour toute embauche flexi, l'employeur doit effectuer une Dimona FLX pour chaque flexi-jobber. Deux options :
Contrat oral / journalier — Dimona FLX déclarant les heures de début et de fin, avant chaque prestation ;
Contrat écrit / trimestriel — Dimona FLX pour la période couverte, avec enregistrement systématique des prestations réalisées.
Un contrat-cadre flexi-job écrit reste indispensable pour définir la fonction, la catégorie de barème et les modalités générales. Voir aussi Contrats et Dimona.
Trouver un flexi-jobber ou un flexi-job dans la construction
Flexijo met en relation les entreprises de construction de la CP 124 avec des travailleurs éligibles au flexi-job, selon la fonction, la localisation du chantier, les disponibilités et les langues parlées.
La CP 124 (construction) est-elle ouverte au flexi-job en 2026 ?
Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobs sont en principe autorisés dans la construction (CP 124), en application de la Loi du 28/06/2026 qui élargit le régime à l'ensemble des secteurs privés et publics. Cette ouverture reste soumise aux exclusions ou limitations sectorielles susceptibles d'être précisées dans les instructions administratives de l'ONSS ou par un opt-out ultérieur : l'employeur doit vérifier la situation applicable à sa catégorie ONSS et à son activité avant l'engagement. Les obligations propres au secteur restent intégralement dues : Check In and Out at Work (CIaW), ConstruBadge, déclaration de travaux et surveillance de santé. Cotisation patronale spéciale de 28 % sur le salaire complet, flexi-pécule de 7,67 % inclus. Hors Horeca, le plafond de 150 % porte sur le salaire de base minimum applicable au flexi-job : les allocations, primes et avantages accordés par une loi, un règlement ou une CCT en sont exclus, ceux accordés uniquement par convention individuelle ou politique de l'employeur y restent compris (sources : SPF Emploi et ONSS / Sécurité sociale).
Un manœuvre peut-il travailler en flexi-job sur un chantier ?
Oui en principe depuis le 1er juillet 2026, si le travailleur remplit la condition des 4/5 temps au trimestre T-3 et les règles de non-cumul, et si l'employeur a vérifié qu'aucune exclusion ou limitation sectorielle ne s'applique à sa catégorie ONSS. Les obligations de sécurité, de formation et d'enregistrement (CIaW, ConstruBadge) restent entièrement dues.
Le flexi-job dispense-t-il du ConstruBadge ou du Check In and Out at Work ?
Non. Le régime flexi-job ne modifie que le volet cotisations et fiscalité. Les obligations sectorielles — ConstruBadge, enregistrement des présences via Check In and Out at Work (CIaW), déclaration de travaux, responsabilité solidaire en sous-traitance — restent applicables au flexi-jobber comme à tout autre ouvrier de la CP 124.
Quel salaire horaire appliquer à un flexi-jobber en CP 124 ?
Le barème sectoriel de la CP 124 correspondant à la catégorie de fonction (manœuvre, aide-qualifié, qualifié, spécialisé, chef d'équipe), à la date de la prestation et à l'indexation en vigueur, majoré du flexi-pécule de 7,67 %. Le flexi-salaire ne peut être inférieur au minimum de la fonction. Hors Horeca, le plafond de 150 % porte sur le salaire de base minimum applicable au flexi-job : les allocations, primes et avantages prévus par une loi, un règlement ou une CCT sont exclus de ce plafond, tandis que ceux accordés uniquement par convention individuelle ou politique de l'employeur y sont compris (voir les informations officielles du SPF Emploi et de l'ONSS / Sécurité sociale). Les montants indexés sont centralisés sur la page « Salaire flexi-job 2026 ».
Les indemnités de mobilité et les timbres-fidélité s'appliquent-ils au flexi-jobber ?
Ces éléments sont propres à la CP 124 et suivent les règles sectorielles : ils ne sont ni automatiquement exclus, ni librement modulables. Lorsqu'ils sont prévus par une loi, un règlement ou une CCT, ils n'entrent pas dans le plafond de 150 %, qui porte sur le salaire de base minimum applicable au flexi-job (hors Horeca) ; s'ils résultent uniquement d'une convention individuelle ou de la politique de l'employeur, ils y sont compris. Leur traitement concret pour un flexi-jobber doit être arrêté avec le secrétariat social avant l'engagement, sur la base des informations du SPF Emploi et de l'ONSS / Sécurité sociale.
Un travailleur déjà occupé à temps plein dans la construction peut-il faire un flexi-job chez le même employeur ?
Non. Le flexi-job est exclu chez l'employeur principal actuel, ainsi que chez un employeur qui a occupé le travailleur au trimestre T ou T-1, la règle s'étendant aux entreprises liées. Un flexi-job chez une autre entreprise reste possible si les conditions générales sont remplies.
Quel est le coût employeur d'un flexi-jobber en construction ?
La cotisation patronale spéciale de 28 % s'applique sur le salaire complet, flexi-pécule de 7,67 % inclus, en lieu et place des cotisations ONSS ordinaires. Les autres charges sectorielles éventuelles (fonds de sécurité d'existence, mobilité) suivent les règles de la CP 124 et doivent être confirmées par le secrétariat social. Le calculateur de coût horaire Flexijo donne une estimation par fonction.
Quelle commission paritaire s'applique dans la construction ?
Pour les ouvriers du secteur, c'est la commission paritaire 124 (« CP 124 » ou « PC 124 »), qui couvre le gros œuvre, la rénovation, les finitions, la toiture, le terrassement et la voirie. Les employés de la même entreprise relèvent en principe de la CP 200, avec une autre classification de fonction et un autre barème. La CP applicable dépend de l'activité principale de l'employeur et de sa catégorie ONSS, pas du chantier : en cas d'activité mixte, de groupe ou de sous-traitance, elle se vérifie avec le secrétariat social.
Comment trouver un flexi-job dans la construction ?
Créez un profil de flexi-jobber sur Flexijo en indiquant vos fonctions de chantier, votre zone de déplacement, vos disponibilités et vos langues : les entreprises de la CP 124 vous contactent pour les missions correspondantes. Vérifiez d'abord votre éligibilité (occupation d'au moins 4/5 temps au trimestre T-3 chez un autre employeur et règles de non-cumul) avec le vérificateur d'éligibilité flexi-job.
Quelles missions de chantier sont adaptées à un flexi-job ?
En pratique, les fonctions les plus mobilisées sont le renfort et le second œuvre : manœuvre ou aide-maçon, maçon, couvreur, plafonneur, carreleur, menuisier de chantier, ouvrier polyvalent de rénovation. Les postes à risque élevé (travail en hauteur, engins de chantier, démolition, amiante, espaces confinés) restent soumis aux obligations de formation, d'habilitation, d'équipement de protection et de surveillance de santé : le statut flexi-job n'en dispense pas et ne permet pas d'affecter un travailleur non formé à un tel poste.
Quelle déclaration l'employeur doit-il faire pour un flexi-job dans la construction ?
Une Dimona FLX pour chaque flexi-jobber : soit par prestation en contrat oral ou journalier (heures de début et de fin déclarées avant le travail), soit pour la période couverte en contrat écrit trimestriel, avec enregistrement systématique des prestations. Un contrat-cadre flexi-job écrit reste indispensable pour fixer la fonction et la catégorie de barème. S'y ajoutent, lorsqu'elles s'appliquent, les obligations propres au secteur : Check In and Out at Work (CIaW), ConstruBadge et déclaration de travaux.