Le secteur Construction est ouvert au flexi-job en Belgique. Retrouvez ici les commissions paritaires concernées, les métiers accessibles, les conditions à respecter et les employeurs qui recrutent.
Pour exercer un flexi-job, il faut avoir travaillé au moins à 4/5 chez un autre employeur pendant le 3ᵉ trimestre précédant l'occupation, ou être pensionné. En 2026, le plafond fiscal annuel est de 18.440 € pour les non-pensionnés (illimité pour les pensionnés), exonéré d'impôt.
Le flexi-job reste l'un des statuts les plus avantageux en Belgique : le travailleur perçoit un salaire net sans retenue, l'employeur ne paie qu'une cotisation réduite de 28 %. Depuis 2024, le dispositif est ouvert à davantage de secteurs (construction, commerce, santé, événementiel, sport, funéraire, etc.). Chaque trimestre, l'éligibilité doit être confirmée via une déclaration Dimona et un contrat conforme. Flexijo vérifie automatiquement chaque profil, met en relation candidats et employeurs selon secteur, localisation et disponibilité, et simplifie les démarches administratives.
La construction couvre un ensemble large d'activités : gros œuvre, second œuvre, parachèvement, rénovation, entretien de bâtiments, nettoyage de chantier. Depuis le 1er janvier 2024, une partie de ces employeurs — principalement ceux relevant de la commission paritaire 124 — peuvent en principe recourir au régime flexi-job, sous réserve du respect strict des règles générales du régime et des obligations sectorielles propres au secteur.
Le flexi-job apporte de la souplesse pour absorber les besoins ponctuels d'une entreprise de construction, sans alourdir la masse salariale fixe :
Le flexi-job en construction est en principe adapté aux profils polyvalents pouvant intervenir sur des missions non qualifiées : aide chantier, manutention, nettoyage de chantier, préparation de matériaux, tri des déchets, assistance logistique. Les métiers qualifiés (électricien, plombier, maçon, charpentier, couvreur…) restent en principe couverts par les régimes classiques et exigent les habilitations sectorielles applicables.
Sécurité chantier : les règles de sécurité, l'accueil sécurité et le port des EPI restent d'application pour tout intervenant, y compris un flexi-jobber.
Qualification : les tâches réglementées (électricité, gaz, travail en hauteur non sécurisé, conduite d'engin, soudure, échafaudages) restent en principe réservées au personnel qualifié et habilité.
Tâches dangereuses : le régime flexi-job ne dispense pas des obligations relatives aux travaux à risque particulier. Certaines activités restent en principe interdites ou strictement encadrées.
Conformité chantier : Construbadge, ChecKin@Work, responsabilité solidaire, sous-traitance — les obligations sectorielles s'appliquent quelle que soit la nature du contrat. À vérifier avec le secrétariat social et le maître d'œuvre.
Commissions, secteurs et métiers liés pour mieux comprendre votre situation flexi-job.